Voici un article d'avril 2007 pris sur le site ELLE.fr.

Voici un article d'avril 2007 pris sur le site ELLE.fr.
Cocorosie, folles et folk
Une vie rocambolesque, un univers fantasque, un nouvel album beau comme un joyau... pas étonnant que CocoRosie soit culte. Un conte de fées déjanté que Florence Trédez vous narre de ce pas


L'une a des tresses et une larme de maquillage, pâle comme la lune, figée sur la joue. L'autre porte un képi militaire, un T-shirt lacéré, un short et un masque de théâtre bleuâtre sur l'épaule. Quand elle a fini de parler, on a envie de s'adresser au masque pour savoir ce qu'il en pense, avec ses yeux tristes et sa bouche de travers. Euh... comment dire ? Disons que les CocoRosie mettent autant d'acharnement expressionniste dans leur look que dans leur troisième album, petit joyau fragile de folk/hip-hop qui arrache le coeur par sa beauté malade, touchante et poétique. Pas étonnant que la planète fashion, Karl Lagerfeld en tête, qui a sélectionné un de leurs morceaux sur sa double compil, ou la marque Kenzo, qui a pris le tremblotant « Good Friday » en illustration de la pub pour son parfum Amour, se soit entichée de ces deux soeurs, New-Yorkaises d'adoption et génialement dingos. Qu'en pensent-elles ? « Nous n'essayons pas de contrôler notre musique, nous la faisons vivre. Après, aux autres de s'y intéresser ou pas », finit par dire Bianca Casady, alias Coco, son surnom de petite fille. Pendant ce temps, Sierra Casady, alias Rosie, chantonne sans quitter sa soeur des yeux... avant de louer les qualités plastiques du pyjama comme costume de scène. « Sur notre dernier album, Wee Willie Winkie, un personnage de berceuse traditionnelle, nous a fortement inspirées, confie-t-elle. Comme il porte un pyjama et une robe de chambre dans la chanson, nous avons commencé à mettre toutes sortes de pyjamas à nos concerts. C'est un vrai style de vie, le pyjama... »



Certes. Il y a bien longtemps, dans l'Iowa, vivait la famille du grand-père paternel de Bianca et Sierra. Fermier,il avait douze enfants. Un seul de ses enfants fera des études, un seul se rebellera. « Notre père. Il a essayé de faire marcher une ferme bio, il a initié tout un mouvement, mais le gouvernement a tué ses ambitions, il a perdu tout son argent et son côté obscur a pris le dessus. Comme Russell Crowe dans “Un homme d'exception”, c'est quelqu'un de très intelligent devenu parano. Il s'est mis à vivre dans les bois et à envoyer de mauvaises ondes au gouvernement. » Féru de chamanisme, Papa Casady demande à ses filles de construire devant sa maison des « sweat lodges », tipis rudimentaires qui servaient aux Indiens de sauna-lieu de cérémonie. « On faisait un feu à l'extérieur puis on transportait des pierres chauffées à l'intérieur pour transpirer. Mais on n'aimait pas ça, ce n'était pas
un endroit pour des enfants »
, explique Bianca en secouant la tête. Les Casady ont sept rejetons qu'ils élèvent dans le plus pur esprit révolutionnaire, « en complète opposition à la société. On n'avait pas la télé et Disney était interdit, les jouets fabriqués avec des matériaux artificiels aussi, explique Bianca. On ne possédait qu'une poupée, et des jouets en bois ou en cristal. L'idée étant que moins tu as de choses, plus tu nourris ton imaginaire. Al'école, on était ravies de ne pas être conformes ». Mais bientôt les parents se séparent. Les soeurs, nées l'une à Hawaï (Sierra, 26 ans), l'autre dans l'Iowa (Bianca, 24 ans), sont éloignées pour d'obscures raisons familiales, et ne se verront plus pendant dix ans. « Sur le moment, on n'a pas pris ça au tragique, révèle Bianca. Petites, on était indifférentes l'une à l'autre, on pensait qu'on n'avait rien en commun. » La révélation cocorosienne se fera en 2003, à Paris. Sierra est venue étudier l'art lyrique au Conservatoire. Bianca, spécialisée dans les arts graphiques, la rejoint dans sa chambre de bonne, sous les toits de Montmartre. « Et on s'est aperçues qu'on était pareilles, comme des jumelles », s'extasie Bianca. Sierra regarde avec intensité sa soeur et lui prend le bras pour observer longuement ses tatouages.



Un ange passe. Puis repasse. « Pendant mon adolescence, j'étais tellement solitaire, poursuit Sierra. Pourtant, quand on s'est retrouvées, rien n'a changé. J'étais toujours aussi seule puisque j'avais l'impression que nous étions la même personne. » Une chose change, pourtant : les deux soeurs enregistrent dans leur baignoire, huit mois durant, leur premier album, « La Maison de mon rêve », où la voix d'opéra de Sierra et les miaulements torturés de Bianca se mêlent sur des comptines rythmées par des gouttes de pluie, un son de jouet d'enfant ou un piano désaccordé... Le succès de ce premier opus, porté par le renouveau baba attribué à leur ami Devendra Banhart, l'ex de Bianca, est miraculeux. Un deuxième album, où chante l'ambigu Antony à l'incroyable voix veloutée, est aussi acclamé par la critique. Les chansons autistes des CocoRosie célèbrent toutes la même chose : l'enfance perdue, leur complicité retrouvée, un violent rejet de la vie adulte, des souvenirs diffus d'une sexualité prépubère, une spiritualité libre de tout dogme. « Pour moi, le mot religion induit perversité et corruption mentale, analyse Bianca. Je ne suis pas plus à l'aise avec l'obsession du pouvoir et de l'argent des gourous. Notre spiritualité est plus une approche créatrice. Nous sommes là pour découvrir notre âme. » Quitte à prendre les chemins les plus tortueux. La chanson « Bisounours », sur leur deuxième album, évoquait « le puissant message spirituel » de ces écoeurantes créatures bleues et roses. Sur scène, elles illustrent un de leurs titres avec le dessin animé « Mon petit poney », l'animal rose et violet préféré des
petites filles. Et, à la ville, se gavent de merveilleux films potaches. « A un moment, on visionnait “Wayne's World” tous les jours. Et “F.B.I. (Fausses Blondes Infiltrées)” est un film fondateur et presque religieux pour nous. Nous connaissons chaque réplique par coeur et nous jouons chaque scène devant la télé. »



Pour leur troisième album, illustré par une pochette signée Pierre et Gilles, les soeurs de sang ont fait plus fort encore : imaginer un conte de fées à la Tim Burton avec des personnages récurrents comme le Rainbow Warrior ou les Veuves Siamoises. On a l'impression, en l'écoutant, qu'elles ont débusqué ces drôles de mélopées hachées sous leur lit de petites filles mal grandies, comme on déloge des monstres. Et on n'est pas tellement loin de la réalité. « Pour créer les chansons et les enregistrer, on s'est instinctivement isolées en Camargue, dans une vieille ferme, raconte Bianca. On ne travaillait que la nuit, à la lueur des bougies. Il n'y avait pas beaucoup de poulets, la plupart des animaux étaient très vieux. » « Ou morts, précise Sierra. Leurs esprits nous ont inspirées. » Bianca poursuit : « La ferme est à notre mère, qui s'y est installée il y a trois ans, alors qu'elle était en route pour le Portugal. Elle est peintre ; elle ne parlait pas un mot de français mais elle a eu le coup de foudre pour Saintes-Maries-de-la-Mer. Comme elle est d'origine syrienne et cherokee, elle croit qu'elle a aussi du sang gitan. Elle prend des cours de flamenco et elle torée. Elle dit : ce serait génial si je mourais en combattant un taureau ! » Sierra lève les yeux au ciel : « Elle a des idées encore plus folles que nous ! » C'est possible, ça ?








Mon tit avis: Je trouve cet article plutot intéressant (c'est d'ailleur pour ça que je l'ai mis..^^) et la photo magnifique ♥♥
Photo par: Arnault Joubin
Article original ici

# Posted on Tuesday, 25 December 2007 at 11:52 AM

Edited on Tuesday, 25 December 2007 at 12:05 PM

pffff mdr



Voici une tite vidéo qui n'a rien à voir avec CoCoRoSIE, c'est juste que je la trouve trop excellente!!!
Je ne sais pas du tout qui sont ces artistes (artiste...façon de parler^^) mais je trouve qu'ils ont un p**** de courage pour chanter comme ça devant CE public..


Je vous laisse savourer...

# Posted on Saturday, 05 January 2008 at 3:36 PM

devendra banhart

"Je n'ai jamais appris à jouer de la guitare. Je suis juste assez bon pour m'accompagner."

"Quand j'enregistre, j'aime garder tous les sons, même les sons extérieurs... L'alchimie du processus d'enregistrement d'un album doit être en harmonie avec le moment."

"La simplicité, l'essence, c'est l'objectif."

# Posted on Sunday, 02 March 2008 at 8:58 AM

une interview de CocoRosie pour ceux qui comprennent l'anglais

Voici une interview de CocoRosie après un concert à Florence, le 21 novembre dernier.
Les soeurs Casady (surtout Bianca) ont l'air de ne pas être trop sobres sur cette vidéo ^^
Et on peut constater qu'elles sont vraiment très proches.

Quelqu'un est il capable de traduire ce qu'elles racontent , je comprend certaines choses mais pas la majorité....


voici le site d'ou sort la vidéo: digichannel.net

# Posted on Sunday, 06 April 2008 at 7:38 AM

Edited on Sunday, 20 April 2008 at 10:16 AM

“God has a voice, she speaks through me”

De retour pour vous tenir au courant des nouvelles sur CocoRosie...hé oui, dsl j'avais mes cours à bosser (et un gros manque d'inspi surtout)


Je ne sais pas si vous êtes au courant mais elles ont sorti une nouvelle chanson:

" God has a voice, she speaks through me "

Votre avis?

Moi j'ai été déçus en l'écoutant la 1ère fois... faut dire aussi que je préfère 1000fois leur simplicité des débuts (mais bon, elles évoluent 0_o). Mais plus je l'écoute, plus elle me plait: la mélodie, le son de guitar...

En espérant que le prochain album ne soit pas trop électrique quand même...

# Posted on Tuesday, 20 May 2008 at 3:01 PM

Edited on Tuesday, 20 May 2008 at 3:13 PM