TRACKS sur arte


Voici une vidéo ( he oui encore!!..), elle est tirée de tracks, une émission géniale d'arte.
Je vous laisse découvrir, on y apprend ou réapprend pas mal de trucs

Ps: au début ça parle d'animaux...c'est normal, faut attendre un peu, elles apparaissent au bout d' 1min20 environ.

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 11:37

...Pour apprendre ou réapprendre des choses...

...Pour apprendre ou réapprendre des choses...
Comment expliquer le phénomène CocoRosie ? En moins de trois ans, Bianca Casady et sa s½ur Sierra sont devenues le dada le plus hype chez les hippies post-modernes. Cette nouvelle communauté est bigarrée : fashionistas, pères de famille, joyeux girons, mères au foyer et adolescent(e)s mélancoliques. En trois albums, les deux Américaines ont repéré le point sensible d'une société éclatée. Avec son folk tarabiscoté de mille astuces infantiles, CocoRosie est passé de sa chambre à coucher au sommet de l'affiche. Sans même comprendre les raisons de son succès. Pour ce troisième album, intitulé « The Adventures of Ghosthorse & Stillborn », les voix mutines des deux s½urs se détachent pour laisser place à une castafiore (Sierra) et une enfant blessée (Bianca). La poésie énamourée et les larmes de joie des débuts s'ornent aujourd'hui d'une conscience politique. Dans cet opéra urbain, CocoRosie est une Superstar. Même Jésus Christ cherche sa place. Si la religion a perdu une grande part de son mysticisme, Bianca et Sierra seront bientôt plus célèbres que la Vierge Marie. Demandez à John Lennon.

Parfois, un regard suffit pour comprendre. Bianca et Sierra sont nées sous les étoiles : des stars, des vraies. Maquillées de jour, comme de nuit, les deux s½urs ressemblent à des vedettes hollywoodiennes : intouchables, impénétrables. Une casquette vissée sur une tignasse rasée et peroxydée, une veste de training sur les épaules, un jean grisonnant, forcément moulant, un foulard rouge serré autour de la cuisse, Bianca est là, face à nous, plantée dans ses pompes blanches. Premier constat : son air triste ne fait pas les belles chansons d'amour de son groupe. « C'est difficile à gérer. Toute cette attention, cette pression, ces questions sur ta vie, tes envies. Aujourd'hui, je ne sais même pas si je crois encore en l'amour ». Ambiance. Malgré ses épanchements émotionnels et une rupture sentimentale mal digérée (NDR : avec Devendra Banhart), Bianca demeure charismatique, christique. « A l'époque de la 'Maison de Mon Rêve', notre premier album, tout semblait évident, simple. C'était un rêve éveillé », explique Bianca. Aujourd'hui, CocoRosie est une formation populaire, presque un porte-drapeau générationnel. « Nous n'avons pas cherché à devenir des icônes ou un symbole quelconque. Si des gens se reconnaissent en nous, c'est une bonne chose. Mais nous n'avons jamais cherché cette reconnaissance. » Toujours est-il que le nouvel album des deux s½urs est attendu et sera entendu. Les s½urs Casady le savent et profitent de l'occasion pour habiller leur folk aux mélodies mutines de textes engagés. A ce titre, les paroles de 'Japan' sont illustratives : « Everyone wants to go to Iraq. But once they go, they don't come back ». Quand on aborde le sujet, Bianca s'emballe : « Le fait de toucher un public plus large ne change en rien notre façon de travailler, de voir le monde. Notre réalité n'est pas forcément différente de la vôtre. L'art est un champ de liberté. Il faut le cultiver. » Toujours mystérieuse, elle repousse encore les limites de l'allégorie lorsqu'on aborde la photographie de Pierre et Gilles, illustrant la pochette de leur nouvel album. « Oh, c'est simple. Sur cette photo, nous apparaissons sous les traits des 'jumelles sanglantes' (NDR : The Bloody Twins). Là, évidement, elles sont mortes. On est donc au paradis et on navigue sur la voûte d'un arc-en-ciel. » Voilà bien longtemps qu'on n'avait plus entendu telle explication... Si l'univers du disque se vit comme une nébuleuse aventure mythologique, la musique de CocoRosie permet à l'auditeur de se rattacher à une certaine réalité. Car « The Adventures of Ghosthorse & Stillborn » regorge des subtilités d'usage : harpe miniature, jouets d'enfants, crépitements électroniques, guitare titubante, beats humains et timbres vocaux effarouchés. Petites nouveautés cependant : l'affirmation d'un goût immodéré pour l'opéra et l'accentuation d'un phrasé coulé dans le hip-hop. « Tout ça n'est pas nouveau... Sierra a suivi des études de chant lyrique. D'ailleurs, elle est fan de Debussy et Fauré. Et nous avons toujours apprécié le hip-hop. Mais, au fond, ce n'est pas essentiel. L'important, c'est de continuer à créer, d'être en relation avec sa musique, de rechercher de nouvelles lignes d'expression et d'y trouver du plaisir. » Sur ce nouvel album, l'objectif semble atteint, tout comme le grand public. Un jour, peut-être, les deux filles seront les vedettes de vos plus belles émissions de divertissement. Ce jour-là, l'appellation 'variété' en sortira grandie. A coup sûr.

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 15:53

Modifié le lundi 29 octobre 2007 08:17

Interview prise de Sierra sur lalibre.be

Interview prise de Sierra sur lalibre.be

Bianca et Sierra, les soeurs Casady, sont inséparables depuis leurs retrouvailles, à Paris en 2003, qui avaient engendré le projet musical CocoRosie. Un ovni musical, pop ludico-poétique teintée de hip hop, de folk, d'opéra, de jouets d'enfant et autres bruits bizarres; un univers étrange, féerique et parfois inquiétant, en partie inspiré de l'enfance mouvementée des soeurs aux Etats-Unis. Quatre ans, deux albums, une kyrielle de concerts et de nouveaux projets artistiques plus tard, la magie CocoRosie opère toujours et s'affine, même, sur "The Adventures of Ghosthorse and Stillborn", qui sort ce 10 avril. Ce troisième album - dédié à leur frère et à leur grand-père morts il y a peu - réalise la synthèse de ses prédécesseurs. Il renoue avec l'intimité et l'onirisme de "La Maison de mon rêve" et approfondit le son (moins bricolé, plus harmonieux) de "Noah's Ark", tout en laissant plus de place au chant. On y croise des "guerriers de l'arc-en-ciel", un loup-garou, une fillette qui parle aux oies, un cheval-fantôme, quantité d'histoires de famille et une ritournelle sarcastique ("Japan") sur le mirage de l'"ailleurs meilleur". C'est le duo français Pierre & Gilles qui signe la photo de la pochette : une sorte de déjeuner sur l'herbe revisité. Rencontre avec Sierra, 26 ans.

Où vivez-vous à présent ?

Ça a été une période intense, pendant plusieurs mois. Nous avons fait le disque dans le Sud de la France et puis en Islande. Actuellement, nous sommes, en transit, de retour à Paris, après avoir été trois ans à Brooklyn. Quand vous avez tellement bougé, c'est difficile de dire où vous vivez, ça n'a pas tellement de sens. Mais nous sommes heureuses de nous poser à Paris.

Mais on vous sent plus proche de la nature que de la ville...

C'est une des raisons pour lesquelles nous avons voulu revenir à Paris : de là, nous pouvons facilement nous rendre dans le Sud - où vit notre mère -, à la campagne, passer du temps à la ferme : c'est très important pour nous.

De fait, pas mal d'animaux se promènent dans cet album. Dans la chanson "Animals", vous parlez de la solitude, et de l'idée, pour lutter contre cette solitude, de vous réfugier parmi les animaux...
Cela décrit mon expérience de l'adolescence. Je me sentais très mal à l'aise dans le monde, parmi les gens, j'avais peur de sortir, je croyais qu'on allait rire de moi. Je passais le plus de temps possible seule... D'un autre côté, la ferme, les animaux ont fort influencé ce disque, c'est un thème très présent.

Comme celui de la mort...


C'est clair, il parle beaucoup de la mort. Et de la vie. Il est très différent de notre dernier album, je trouve, nous explorons des phases différentes de notre vie. Nous avons composé, arrangé et enregistré les chansons durant la nuit, seules, dans la ferme, dans une atmosphère très particulière donc. C'est le moment où les hiboux chassent les chatons, où l'on entendait pleurer un cheval malade...


La chanson "Girl and the Geese" est-elle inspirée d'un conte de fée ou l'avez-vous inventée ?

Quelqu'un l'a inventée, peut-être moi. Mais c'était un de ces moments - et il y en a eu beaucoup sur cet album -, où je me sentais très "ouverte", où je ne savais pas vraiment ce qui m'arrivait; mais à la fin, l'histoire était là. Les choses qui "sortent" ainsi de nous sont parfois surprenantes, nous procurent de grandes émotions. On écrit souvent ensemble, Bianca et moi. Mais au bout du compte, les paroles, les mélodies, on ne sait plus qui a fait quoi, cela devient flou.

Qu'aviez-vous à votre disposition dans cette ferme ?

On travaillait dans une grange. On a là un ancien orgue des années 70, très amusant, un très vieux piano, et plein de petits instruments. Dans une chanson, tout le monde pense que le son est celui d'un synthétiseur Wurlitzer : il s'agit en fait d'une flûte chinoise, que l'on a trouvée en voyageant.

Pourquoi être allées en Islande ?

Pour se séparer de l'atmosphère particulière de la ferme. Bien que nous ayons vécu là les plus merveilleux moments, nous avions besoin de contraste, d'un autre environnement, pour mixer l'album et réaliser les arrangements finaux. Le choix de l'Islande était basé, comme souvent dans notre cas, sur notre intuition, et sur une rencontre lors d'un précédent voyage. Ce changement de cadre, la clarté, la pureté de l'air nous ont éclairci l'esprit, nous ont permis de nous distancer de nos histoires, voir comment elles étaient reliées entre elles, travailler à l'organisation des chansons. De l'atmosphère islandaise, il reste peut-être de minuscules traces dans les arrangements, sur "Miracles" notamment.

A propos de clarté, vos textes sont truffés de mots tels diamant, cristal, larmes... Référence à la transparence, la lumière.


C'est intéressant. Sans doute parce que nous avons travaillé dans une sorte de paysage de "pays des merveilles nocturne", où se déroulent nos histoires. Dans cette nuit, il y avait une impression de lumière immense...

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 14:09

Just comme ça,pcq je trouve ça tellement vrai!!!

Si toi aussi tu as grandis pendant les années 90, souviens-toi ...

Tu connais tous les personnages des Minikeums, ainsi que la musique du générique à font

Tu as collectionné les Pogs

Tu as été voir Henri Dès à l'Olympia alors qu'il portait encore une moustache,

Tu lisais les livres de la collection "Chair de poule",

Ton grand frère/ta grande soeur écoutait Kurt Cobain, mais il était encore vivant,

Tu as dansé sur "Wannabe" des Spice Girls,

Tu as pleuré au cinéma quand Mufasa est mort dans "Le Roi Lion",

Les filles faisaient des chorés sur S Club 7,

Friends passait encore à la télé,

Tu regardais "Docteur Quinn" et "Une nounou d'Enfer",

Pour toi Teri Hatcher c'est d'abord Loïs dans "Loïs et Clark" et Will Smith c'est "Le Prince de Bel-Air",

Tu as tous les Disney en cassette vidéo,

Tu as appris à lire avec Ratus,

Tu es allé à l'école avec 318 filles nommées Camille, Sarah, Mathilde et Emilie et 245 garçons nommés Hugo, Kévin, Pierre et Jérémy,

Tu as plus d'une fois placé ton pouce sous ton menton avant de violemment le retirer en disant "Ché !",

Tu ne lisais que les Tom-Tom et Nana dans "J'aime lire"

Pour toi Anastasia c'est un Disney,

Tu n'as PAS écoute Lorie à l'école primaire,

Tu allais à la boulangerie pour acheter des "Couilles de Mammouth"...

...que tu payais en Francs,

Tu étais au collège en cours de Maths quand les avions ont frappé les tours World Trade Center,

Tu as déjà dit "Wazzaaaaaaaa" en tirant la langue et en miman un téléphone avec tes mains,

"Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu" "MAIS BIEN SÛR !"

Tu as commandé Spirograph pour Noël,

Pour toi le yaourt vert, il s'appelle BIO pas Activia,

Tu as l'intégrale des Inconnus à la maison,

"Tout le monde se lève pour Danette"...

Tu allais dans des boums où la musique c'était Lou Bega, Daddy DJ et les Venga Boys,

Tu t'es déjà dit "Putain, je suis né quand l'URSS existait encore !"

Sur les photos de ton premier Noël, ton père porte un pull avec des motifs de rennes en mode "Mark-Darcy-dans-Briget-Jones" et ta mère a une veste fluo avec des épaulettes incroyablement énormes,

Malheureusement tu sais qui est Larusso,

Tu ne pouvais pas te passer de la Game Boy (tu sais la toute première : le truc énorme en Noir et Blanc qui nécessite quatre piles),

Le premier film d'amour que tu as vu au cinéma s'appelait Titanic,

Tu as vu Quatre Mariages Et Un Enterrement plus de fois que tu ne peux t'en rappeler,

Tu dis "genre" "trop" et "c'est clair" quinze fois dans la même phrase,

Tu regardais Albert le Cinquième Mousquetaire, et son tromblon rempli de spaghettis,

A un moment ou à un autre, tu as lu Harry Potter et tu t'es dit "Tiens c'est marrant, j'ai le même âge que lui dans le livre..."

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 05:29

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 16:15

SPLEEN Quelques petits renseignements sur ce véri bioutifooool artiste

SPLEEN         Quelques petits renseignements sur ce véri bioutifooool artiste
Chanteur, poète, rappeur, comédien, vainqueur du CQFD-Les Inrocks, il se fait rencontrer l'Afrique, la soul, le gospel, la poésie, le beatboxing, le hip hop...



Cocazine : A l'écoute de ton premier album She was a girl, on est frappé par la multitude d'influences, de genres, passés au mixer Spleen (Prince, Tom Waits, Beck, Nick Drave, Steevie Wonder... / soul, funk, hip hop, rock « barré » etc.) ; à tel point qu'il est assez difficile de définir ta musique. Comment la présenterais tu à un inconnu ?
Spleen : Un souffle du c½ur, imbibé d'images, d'amour, et de rencontres...frais comme l'urgence de vivre, dense, et aigre comme des sanglots longs....percussif, les rythmes de mes battements

Cocazine : Tu as remporté le concours CQFD 2005 organisé par Les Inrockuptibles. Peux tu déjà mesurer les effets de cette victoire ?
Spleen : Ce n'est pas facile d'en juger et je n'ai pas beaucoup vu ces effets. Mais j'imagine que maintenant on sait un peu plus que j'existe.

Cocazine : L'album est hanté par le thème de l'absence d'une « muse », Jane, jeune fille rencontrée à Lausanne et perdue de vue depuis.
Pourquoi as-tu fais le choix de mettre cette thématique en avant ?
Spleen : Je crois que comme tout premier récit, roman ou disque, l'artisan se plonge dans une perspective autobiographique. J'ai voulu mettre sur ma palette, mes chansons et mes textes, les couleurs et les sentiments qui m'étaient les plus chers ou qui m'ont le plus profondément tourmenté.

Cocazine : La question qu'on se pose tous : as-tu réussi à revoir celle, perdue de vue, à qui est dédié cet album ?
Spleen : Non, mais la chance, avec l'amour et la connaissance de l'autre, c'est qu'on finit par savoir et à substituer sa présence par les souvenirs. Ainsi sans savoir, je pense savoir ce qu'elle ressent.

Cocazine : Tu es accompagné sur scène de membres de Black and White Skin, qui regroupe des musiciens, vidéastes, plasticiens... Peux tu nous en dire plus sur ce collectif ?
Spleen : Ce sont des amis, des rencontres, des collaborations musicales, des projets à venir. C'est une forme, ma vision du monde, de mon monde avec pour seul mot d'ordre utiliser l'art comme moteur et instrument de la découverte de soi-même.
Ainsi chaque création qui en résultera sera forcément singulière et personnelle. Chacun d'entre nous possède sa propre identité, forte et j'espère que l'on participera à ce travail de conscience artistique nécessaire pour que l'art reste art, un espace vital important.

Cocazine : On s'est d'ailleurs laisser dire que la performance scénique était assez originale. Que se passe-t-il de spécial lors d'un concert de Spleen ?

Spleen : Beaucoup d'amour.... disons simplement que j'essaye simplement d'exprimer ce que je suis, en tenant compte du fait que chaque évènement est différent, la salle, le public, donc je m'adapte en fonction de l'espace et du temps.
Bien que nous soyons dans un contexte actuel assez tendu, j'espère apporter de la joie et de bonnes vibrations au public de l'akwaba.

Cocazine : Tu tournes avec les filles de Cocorosie, qui apparaissent également sur un titre de l'album. Quels rapports entretenez vous ?
Spleen : On envisage de se marier et d'avoir des enfants ensemble !


Cocazine : Tu es également acteur de théâtre. Le théâtre, le cinéma, le jeu d'acteur influe-t-ils sur ta manière d'appréhender la création musicale ?
Spleen : Obligatoirement et comme la majorité des choses qui me touchent et que j'essayent de faire au cours de ma vie. Mais comme dirait Stanley Kubrick, sachant que tout est mis en scène dans la vie, ma musique est un spectacle musical imbibé de tous mes autres penchants




Quelques chansons





# Posté le dimanche 25 novembre 2007 16:55